© Nanabozho (Gichi Wabush)  

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[Le père de Rohini:]

Tu t'endors en disant,
"Contemplatifs."
Tu t'éveilles,
"Contemplatifs."
Tu ne loue que les
contemplatifs.
Sans doute, tu finiras
contemplative.

En abondance nourriture et boisson
tu donnes aux contemplatifs.
Or, Rohini, je te le demande:
Pourquoi te sont donc
les contemplatifs si chers?

Ils n'aiment pas travailler,
ce sont des paresseux,
qui vivent de ce que d'autres leur donnent,
pleins d'envie,
voulant de bonnes choses:
Pourquoi te sont donc
les contemplatifs si chers?

[Rohini:]

Pendant longtemps, mon père,
tu m'as houspillée
à propos des contemplatifs.
Pour toi je ferai l'éloge
de leur discernement,
de leur vertu,
de leur entreprise.

Ils aiment travailler,
ce ne sont pas des paresseux.
Ils font le meilleur des travaux:
Ils abandonnent
passion et colère.
Voilà pourquoi
les contemplatifs me sont chers.

Ils se débarrassent
des trois mauvaises racines,1
accomplissant de pures actions.
Tous leurs maux
abandonnés.
Voilà pourquoi
les contemplatifs me sont chers.
Ils nettoient leurs actions physiques,
ainsi sont leurs actions verbales.
Ils nettoient leurs actions mentales:
Voilà pourquoi
les contemplatifs me sont chers.
Sans tache, comme de la nacre,
purs au dedans comme au dehors,
parfaits en claires qualités:
Voilà pourquoi
les contemplatifs me sont chers.
Savants, maintenant le Dhamma,
nobles, vivant le Dhamma,
ils enseignent le but
et le Dhamma:
Voilà pourquoi
les contemplatifs me sont chers.
Savants, maintenant le Dhamma,
nobles, vivant le Dhamma,
d'un esprit unifié
et attentif:
Voilà pourquoi
les contemplatifs me sont chers.
Voyageant loin, attentifs,
donnant leurs conseils sans se formaliser,
ils discernent la fin
de la souffrance:
Voilà pourquoi
les contemplatifs me sont chers.
Lorsqu'ils quittent un village
ils ne regardent en arrière
sur rien.
Comme c'est libres de soucis
qu'ils vont!
Voilà pourquoi
les contemplatifs me sont chers.
Ils n'emmagasinent pas,
de pots,
ou de paniers.
Ils [ne] vont en chasse [que]
ce qui est déjà cuit:
Voilà pourquoi
les contemplatifs me sont chers.
Ils ne prennent ni argent,
ni or,
ni monnaie.
Ils vivent de tout ce qu'ils trouvent:
Voilà pourquoi
les contemplatifs me sont chers.
Ayant quitté
différentes familles
de différents pays,
ils se tiennent pourtant
mutuellement à coeur:
Voilà pourquoi
les contemplatifs me sont chers.

[Le père de Rohini:]

Rohini, c'est vraiment pour ton bien-être
que tu es née dans notre famille.
Tu as foi
dans le Bouddha et le Dhamma,
et grand respect
pour le Sangha.

Tu discernes vraiment
ce champ de mérites
sans pareil.
Ces contemplatifs recevront
notre offrande, à nous aussi,
car ici nous organiserons
notre abondant sacrifice.

[Rohini:]

Si vous craignez la douleur,
si vous n'aimez pas la douleur,
allez prendre refuge auprès du Bouddha,
allez auprès du Dhamma et du Sangha.
Prenez les préceptes:
Qui conduiront
à votre bien-être.

[Le père de Rohini:]

He prends refuge auprès du Bouddha;
Je prends refuge dans le Dhamma et le Sangha.
Je prends les préceptes:
Cela conduira
à mon bien-être.

Avant, j'étais un parent de Brahma;
maintenant, je suis vraiment un brahmane.
Je suis un homme de la triple connaissance et à l'abri,
accompli en connaissance,
lavé purifié.

Notes

1. Les trois mauvaises racines sont l'avidité, l'aversion et l'illusion.

Voir aussi: SN 7.17; Sn 1.4.